blocks_image
blocks_image


Historique BD

Je ne sais pas où ma mère a retrouvé cette page (argh), mais ça doit être une de mes premières tentatives de bande dessinée (j’ai une excuse, je devais avoir 7-8 ans !).

Puis les DA japonais sont passés par là. Une grande révélation, j’adorais Goldorak et Candy, qui influencent alors les traits de mes dessins.

blocks_image

Ensuite est arrivée la période des premières expérimentations sérieuses. Recherche de techniques, de styles. Ici une première version sur papier-photocopie (!) de la Ville. Je découvre aussi Rosinski, F’Murrr et Hermann, et les bandes dessinées de Pilote.

blocks_image

Pendant des années, j’ai beaucoup dessiné à la craie grasse, surtout des illustrations A3, comme un grand journal perso en dessins influencés par mes lectures d’anticipation et le symbolisme, plein de dragons, d’animaux, de science-fiction, de scènes tragiques, sereines. Un reflet d’émotions. J’adore les couleurs, la matière de la craie grasse (néocolor ®). Je fais des tentatives de bandes dessinées avec, mais cette technique n’est pas très propre. Ici (1985, pour un concours, je crois) j’ai noirci les marges à la peinture à l’eau pour cacher les taches. Je teste aussi des écritures. Encore aujourd’hui, mon lettrage ne me plaît pas…

blocks_image

Je m’essaie à des histoires où le réel bascule, fantasy ou horreur. Crayon noir, crayon de couleur, lavis… Pages A4, A3 ou même plus grandes. Papier d’imprimantes, papier à dessin, à aquarelle… Aaaah le Schoeller !

Cours chez Rosinski de 1992 à 1994, une fois par semaine, on monte en petit groupe en Valais. Grosses claques. J’apprends à encaisser les critiques.

blocks_image

Pour l’histoire avec le bateau, je me rappelle avoir construit une maquette, suite à une remarque de mon prof Rosinski sur l’irréalité de mes décors. Il avait tout à fait raison, ça m’ennuyait, les décors, je préférais me concentrer sur les personnages. Mais sans décor, pas d’ancrage de l’histoire.

À ma grande surprise, en 1997, je suis nominée à Angoulême au concours Graine de Pro. Mon histoire est totalement onirique et je l’estimais difficilement compréhensible… À l’époque, je tâte de l’aquarelle. Une autre planche est nominée la même année à au concours du festival de Perros-Guirec, toujours avec même technique. Pourtant, l’aquarelle, même si elle me plaît bien, par exemple pour faire mes journaux de voyage, manque pour moi de consistance. En ce qui concerne la gouache, elle me semble manquer de puissance dans les couleurs. La peinture à l’huile, à cause des diluants, rend le travail nez sur la planche pénible, mais de nouveau, la matière me plaît.. C’est alors que je découvre H2Oil®, des tubes de peinture à l’huile diluables à l’eau ! De la matière, de belles couleurs, la possibilité de gratter, de diluer, d’y mettre le doigt ! Parfait !

2000, je suis à nouveau nominée à Angoulême et j’y noue un excellent contact avec Ferry (Ian Kaledine, Chroniques de Panchrysia), qui donne des cours à l’École St-Luc à Gand, Belgique. De juin à décembre 2000, je me rends à Gand. Ferry est un grand professeur, capable de pousser ses élèves toujours plus loin. J’ai énormément appris durant ces 6 mois ! Je travaillais sur un projet personnel : Visions dans l’Oasis.

Une de mes premières planches, envoyée en 1998 au concours du festival de Bédémania (Belfaux, Suisse), remporte le premier prix ! TragicNainstinct Et me permet de financer mon premier voyage en Inde, d’où je reviendrai avec mon premier carnet de voyage.